Lourdes – Laruns : une étape mythique de 201 km !

Levées aux aurores, les filles de #ComeBakea ont affronté ce jeudi 26 juillet, les 200 km d’une étape de montagne proposant le passage de plusieurs cols mythiques. Une étape avec près de 5 000 m de dénivelé entre Lourdes et Laruns, des Hautes-Pyrénées aux Pyrénées-Atlantiques.

 

Encore une journée vécue sous  une chaleur étouffante, la canicule est belle et bien installée sur les Pyrénées. Afin de profiter d’un temps plus clément et de nous assurer d’une arrivée au plus tôt, nous nous sommes levées à 4h30 pour entamer notre « petite » sortie du jour.

Dès le départ, nous avons eu un avant-goût de ce qui allait nous attendre au moment du franchissement des cols les plus mythiques du Tour de France,  avec la côte de Loucroup puis celle de Capvern-les-Bains.

En apéritif nous avons pris une dose de col d’Aspin, une route de toute beauté avec 12 km à 6,5 % de moyenne dans une ambiance verdoyante.

Et enfin ce que nous attendions depuis longtemps s’offrit à nous, notre plat de résistance.

Un monument, une légende, le mythe du Tour, le fameux col du Tourmalet, l’un des plus emprunté par la Grande Boucle. Nous y retrouvons une autre légende du Tour, Dieter Senft dit « Didi Senft », le fameux El Diablo, sans aucun doute le spectateur le plus connu de l’épreuve !

 

Au final, malgré les douleurs des jours accumulés et la chaleur accablante, nous avons su dompter ce col hors catégorie. Quel plaisir de franchir le sommet et d’être acclamées par le public en attente de ses héros !

 

Les heures de selles défilant, nous sommes toujours heureuses de retrouver des points d’eau, pour le bonheur de nos jambes ! Ce moment associé aux encouragement des supporters nous redonne du baume au coeur avant d’entamer les cols des Bordères, de Soulor et d’Aubisque, dernières « grosses » ascensions de notre aventure.

 

« eh vamos, Yopa yopa, eh machina »*

 

Dans ces montées, nous faisons la rencontre de supporters des plus sympathiques, des moutons tagués en bleu, en libre pâturage, comme il est de coutume dans cette région.

Pour information, le marquage des moutons, qui permet aux éleveurs d’identifier les bêtes de leurs troupeaux, est une obligation légale. Et cela en vertu du décret n° 2005-1557 du 13 décembre 2005) … mais bon, mise à part une référence à la farce du maître Pathelin, cette digression n’est pas des plus utiles, d’autant plus que le brouillard se lève et que la nuit tombe.

 

Heureusement, nous franchissons le sommet et nous nous lançons dans l’ultime descente de cette journée. Pour des raisons de sécurité, nous préférerons mettre pied à terre à moins de 5 km de l’arrivée à Laruns, pour terminer en camping-car, la nuit étant en effet déjà tombée.

 

*extrait du petit dictionnaire de la cycliste #ComeBakea, définition en cours d’élaboration, le rédacteur de cet article n’ayant pas trouvé de référence précise